Protect' Elle

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Protect' Elle

Présentation

En France, la législation sur la prostitution des mineurs repose sur deux piliers principaux : la protection de l’enfant et la répression des auteurs d’infraction. La loi ne considère jamais un mineur comme un ou une prostituée, mais toujours comme une victime en danger.
L’interdiction de la prostitution des mineurs est établie par la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale : Interdiction formelle : la prostitution des mineurs est interdite sur le territoire.

Suite à des rapports alarmants sur l’augmentation de la prostitution des mineurs, un premier plan national de lutte contre la prostitution des mineurs a été lancé en 2021, reposant sur quatre grands piliers :

  1. sensibilisation et informations du grand public
  2. renforcement du repérage des jeunes impliqués par tous les professionnels
  3. accompagnement des mineurs en situation prostitutionnelle par la création de dispositifs dédiés (hébergement et suivi).
  4. renforcement de l’action judiciaire contre les clients et les proxénètes


C’est dans ce contexte que le projet PROTEC’ELLE a vu le jour

Le Projet PROTEC’ELLE est un dispositif spécialisé destiné à l’accueil et à l’accompagnement des jeunes filles en situation de rupture, de danger, de vulnérabilité particulière, en état de prostitution ou à risque de prostitution. Il repose sur un cadre sécurisant, structuré et bienveillant, permettant de stabiliser la situation de la jeune fille tout en soutenant progressivement sa reconstruction personnelle, sociale et émotionnelle.

Dans une approche psycho-éducative globale, PROTEC’ELLE vise à offrir un repère stable, une continuité de présence professionnelle et des actions ciblées favorisant la protection, l’apaisement, la remobilisation et l’accès à une autonomie sécurisée.

Spécificité du public accueilli

Public : jeunes filles de 12 à 21 ans présentant :

  • un danger avéré (Art. 375 du Code Civil)
  • un parcours marqué par la violence, l’emprise ou l’exploitation sexuelle
  • un état de prostitution ou un risque de prostitution (Art. 45)
  • une fragilité psychologique
  • une errance sociale
  • une rupture du lien familial
  • des risques de fugues ou de mises en danger
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Pourquoi le Maroc

Le Maroc a été retenu comme lieu d’accueil car il offre un environnement extérieur aux repères habituels des jeunes, permettant une mise à distance sécurisante tout en garantissant la continuité du suivi éducatif, psychologique et institutionnel assuré par les professionnels français. Ce changement de contexte facilite la stabilisation, réduit les sollicitations négatives et soutient un travail de reconstruction dans un cadre apaisant.
Le pays bénéficie d’un climat favorable au bien-être, d’un rythme de vie moins exposé aux tensions et d’un peuple accueillant, favorisant l’adhésion des jeunes au dispositif. Il permet également l’accès à des partenaires médicaux et thérapeutiques fiables, offrant des conditions adaptées au travail éducatif et clinique.
Ce choix vise à proposer un environnement sécurisé, structurant et propice à la reconstruction, lorsque la stabilisation nécessite un changement de cadre pour être pleinement efficace.

Conditions d'accueil

L’accompagnement se déroule sur 8 mois divisé en trois phases :

  1. Une période d’observation en France – 1 mois
  2. Une prise en charge éducative spécialisée au Maroc – 6 mois (dont 1semaine en Espagne)
  3. Retour en France – 1 mois
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Phase 01

Période d’observation et préparation en France

Avant tout départ, Une période d’observation de 1 mois permet :

  • d’établir le bilan médical
  • d’établir un diagnostic psychologique, social et éducatif
  • d’évaluer le niveau de danger, l’emprise et l’état mental
  • d’identifier les risques de prostitution, d’exploitation sexuelle ou de réseaux
  • de travailler les premières bases du cadre éducatif
  • de mettre à jour les documents administratifs (dont le passeport)
  • de préparer la jeune à la rupture territoriale.
  • la mise en place d’un projet personnalisé pour chaque jeune fille

Cette phase est obligatoire pour garantir la cohérence de la
prise en charge

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Phase 02

Prise en charge au Maroc

Le programme Protect’Elles s’étend sur 8 mois, un temps volontairement long, pensé comme un véritable outil thérapeutique, éducatif et reconstructeur.
Ce choix fort repose sur un constat : les jeunes filles victimes de violences, d’exploitation sexuelle, de prostitution, d’emprise ou d’errance affective portent des histoires profondément marquées par :

  • des traumatismes répétés,
  • une perte totale ou partielle de repères,
  • une estime de soi fragmentée,
  • une méfiance envers les adultes,
  • un corps vécu comme un danger ou un outil,
  • des ruptures brutales dans leur parcours.

Or, on ne guérit pas en quelques semaines. On ne reconstruit pas la confiance en un mois. On ne change pas une vie brisée dans la précipitation.
C’est pourquoi Protect’Elles offre le temps de souffler, de ralentir, de comprendre, de ressentir, et de se réapproprier son corps, son histoire et son avenir.

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Au Maroc, dans une maison sécurisée, bienveillante, stable, avec la même équipe référente sur toute la durée, les jeunes filles vivent une expérience d’apaisement et de
reconstruction profonde.

Ici, le temps devient un soin :

  • un espace pour apprivoiser les émotions,
  • un rythme pour apaiser les angoisses,
  • une continuité qui rassure,
  • une répétition qui reconstruit,
  • une stabilité qui répare.

Ces 8 mois représentent pour elles un chemin de renaissance, où elles peuvent se découvrir autrement, renouer avec la vie, et se projeter vers un avenir qu’elles choisiront enfin.

MOIS 1 À 3 mois : phase d’observation

(3 mois renouvelable)

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1. Stabilisation, repères, ancrage

Cette première phase permet aux jeunes filles de se familiariser avec les lieux, le pays, le lieu de vie, la culture, et autres, et permet la création d’un environnement sécurisant pour elles.

L’objectif pour les équipes de REPERE JEUNE étant de fournir un cadre protecteur et bienveillant pour favoriser
$ l’intégration des jeunes filles dans ce nouveau pays.

2. Installation, repères et sécurité

Les jeunes filles apprennent à se reconstruire dans un cadre sécurisé.
L’éducateur les aide à mettre des mots sur leur vécu, à comprendre les mécanismes d’emprise, les risques encourus, mais travaille également l’approche par les forces, à savoir la valorisation des ressources que l’on retrouve chez ces jeunes filles. Elles seront un axe de travail fort.
Un contrat éducatif personnalisé est co-construit avec le jeune, définissant son parcours pour les mois à venir.

Un travail est réalisé autour :

  • du sommeil,
  • de l’alimentation,
  • des temps de repos,
  • de la vie quotidienne.


Elles apprennent à reconstruire un cadre de vie structuré, essentiel pour stabiliser les émotions.

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chambre

3. Entretien individuel hebdomadaire

Chaque semaine, un entretien individuel permet à la jeune :

  • de raconter ce qu’elle vit
  • de comprendre ses émotions,
  • d’évoquer ses peurs,
    de poser ses objectifs.


L’éducateur l’aide à mettre des mots sur son vécu, à comprendre les mécanismes d’emprise, les risques, mais aussi les forces qu’elle possède.
Un contrat éducatif personnalisé est co-construit, définissant son parcours pour les mois à venir.

4. Travail sur le corps et l’estime de soi

Cette période inclut :

  • relaxation,
  • yoga simple,
  • respiration,
  • ateliers d’auto-soin.


Les jeunes filles apprennent à se réapproprier leurs corps, à comprendre les tensions liées aux traumatismes, et à trouver de nouveaux espaces de douceur.

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5. Découverte des produits naturels et du maquillage doux

Apprentissage de l’utilisation de produits naturels comme le ghassoul, le henné, l’huile d’argan, ainsi que le maquillage doux.

Cette activité aide à renouer avec une image positive d’elles-mêmes, sans sexualisation ni pression esthétique.

6. Atelier culturel et découverte du Maroc

Découverte de la culture marocaine :

  • géographie,
  • traditions,
  • artisanat,
  • mode de vie.


Cuisine marocaine, pain traditionnel :
Distribution dans des centres ou orphelinats

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7.Accompagnement psychologique

Chaque jeune bénéficie de :

  • entretiens avec une professionnelle de la santé mentale,
  • un accompagnement clinique de type TCC, la possibilité de pratiquer l’EMDR en cas de besoin

8. Évaluation régulière des risques

Pendant ces 3 premiers mois, l’équipe évalue les besoins psychologiques, l’état émotionnel, les risques et les fragilités, et adapte le cadre en conséquence.

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MOIS 4 À 6 : RECONSTRUCTION, APPRENTISSAGES, OUVERTURE

Cette phase constitue le coeur du projet : les jeunes filles, stabilisées, commencent un travail plus profond de reconstruction personnelle, corporelle, scolaire, sociale et professionnelle.

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1. Bien-être corporel et ancrage

Les soins corporels deviennent réguliers :

  • hammam,
  • massages,
  • gommages,
  • soins naturels du Maroc.


Ces rituels permettent de réconcilier les jeunes avec leur corps, souvent liés à la violence ou à la sexualité forcée.

2. Équithérapie

L’équithérapie est encadrée par une professionnelle de la psychologie formée à la technique.
Les jeunes apprennent à approcher le cheval, à se tenir debout, à guider, à faire confiance et à se faire respecter. Ce travail développe :

  • la posture,
  • le respect,
  • la confiance,
  • la gestion des émotions,
  • le rapport à l’autorité bienveillante.
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3. Ateliers artisanaux et thérapie par le faire

Chaque jeune réalise des objets en poterie qu’elle utilise ensuite pour décorer sa chambre :

  • vases,
  • bols,
  • objets décoratifs,
  • plaques personnalisées.


La manipulation de l’argile permet d’exprimer ses émotions par un support doux, favorisant créativité, libération intérieure et sentiment d’accomplissement.

Des ateliers cuisine sont également proposés afin de permettre aux jeunes d’apprendre à préparer des repas simples, de découvrir de nouvelles saveurs et de renforcer leur autonomie au
quotidien.

Cuisine marocain, pain traditionnel. Distribution
dans des centres ou orphelinats.

4. Modules d’insertion scolaire et linguistique

Cours dispensés par des professionnels de l’enseignement :

  • remise à niveau en français (lecture, écriture, expression),
  • mathématiques de base,
  • initiation à l’arabe marocain et découverte d’une nouvelle culture,
  • découverte de l’anglais pour ouvrir des perspectives.
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5. Ateliers professionnels

Apprentissage proposé :

  • rédaction d’une présentation simple,
  • présentation devant un employeur,
  • compréhension du monde du travail,
  • respect des horaires et du cadre.

6. Ateliers d’éloquence et prise de parole

Travail autour de la prise de parole, présentation devant un groupe, expression des besoins, affirmation de ses limites et préparation aux entretiens professionnels

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7. Randonnées

Pour s’ancrer, respirer, se dépasser et découvrir les paysages marocains tout en renforçant la cohésion de groupe.

8. Week-ends de découverte

Sorties dans différentes villes :

  • Marrakech,
  • Agadir,
  • Essaouira,
  • Ouarzazate


Ces week-ends permettent la découverte de nouveaux endroits l’enfermement et de vivre des moments de plaisir simple.

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9. Reportage photo et carnet de bord

Chaque jeune documente son parcours :

  • photos,
  • textes,
  • collages,
  • souvenirs


Elles laissent une trace de leur passage et de leur venue, matérialisant leur progression et leur transformation.

10. Projet personnel

Construction d’un projet avec leur éducatrice :

  • stage,
  • apprentissage,
  • formation,
  • retour en scolarité,
  • accompagnement thérapeutique.


Objectif : partir du Maroc avec une vision claire de la suite

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11. Autonomie quotidienne

Apprentissage de la gestion :

  • argent,
  • temps,
  • responsabilités,
  • téléphone,
  • sécurité personnelle.

12. Le jardin botanique Protect’Elles

Le rituel du renouveau
Le rituel du Jardin Botanique est un moment extrêmement fort du programme. Il vient symboliser la renaissance, l’évolution, la force retrouvée.

Après plusieurs mois de travail intérieur, les jeunes filles plantent leur arbre symbolique dans un espace dédié au sein du jardin. Elles choisissent :

  • un arbre, un arbuste ou une plante pérenne,
  • une pancarte personnalisée (en bois ou en terre cuite),
  • un mot, une phrase, une date ou un symbole qui représente leur renaissance.


Ce temps marque l’aboutissement d’un chemin personnel.

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L’arbre représente la vie.
Comme l’arbre grandit, elles auront grandi. Comme l’arbre guérit, elles guérissent. Comme l’arbre reste, leur force reste.

Ce jardin devient un lieu :

  • d’ancrage,
  • de mémoire positive,
  • de transmission,
  • et de preuve que leur transformation est réelle.


Elles pourront revenir au Maroc revoir « leur arbre », constater sa croissance et se rappeler la force qu’elles ont trouvée en elles.

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13. Cérémonie finale

Clôture des 7 mois avec :

  • remise du carnet de parcours,
  • photos,
  • bilan éducatif,
  • moment de fierté partagé.

Phase 03

Retour en France

Transition, continuité et ancrage dans la réalité

Le retour en France n’est pas une fin.
Il constitue une étape essentielle du parcours, pensée comme un temps de transition à part entière, dans la continuité directe du travail mené au Maroc.
Après plusieurs mois passés dans un cadre sécurisant, structuré et contenant, un retour brutal exposerait les jeunes filles à une fragilisation inutile. C’est pourquoi PROTECT’ELLE intègre un dispositif de retour progressif, destiné à accompagner ce moment charnière avec la même exigence de protection, de présence et de cohérence éducative.
Un temps pour revenir sans rupture.

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À leur retour en France, les jeunes filles bénéficient d’une période de transition d’un mois. Elles sont accueillies dans une maison dédiée à cette phase, pensée comme un sas entre l’expérience vécue au Maroc et la reprise d’un parcours sur le territoire français.
Ce lieu offre un cadre sécurisant et structurant, permettant :

  • de retrouver progressivement les repères sociaux et culturels,
  • d’apaiser les tensions émotionnelles liées au retour,
  • d’éviter une réexposition immédiate aux anciens environnements à risque.


Comme au Maroc, le cadre reste un repère. Le rythme, la présence éducative et les règles claires permettent de contenir les angoisses, de sécuriser les comportements et de soutenir la continuité du travail engagé.

Un bilan pour comprendre le chemin parcouru.
Ce temps de transition est également un temps d’évaluation et de compréhension. Un bilan individualisé est réalisé pour chaque jeune fille, afin d’analyser son parcours, son évolution personnelle, éducative et psychologique durant le séjour.

Ce bilan permet :

  • de mesurer les changements opérés,
  • d’identifier les ressources mobilisées,
  • de repérer les fragilités persistantes, et d’évaluer les risques résiduels.
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Il s’appuie sur l’ensemble du travail mené au Maroc et vient éclairer les orientations futures. Il constitue un support essentiel pour ajuster l’accompagnement en fonction de l’âge, du niveau d’autonomie et des besoins spécifiques de chaque
jeune.

Une orientation progressive et sécurisée.

À l’issue de cette période, certaines jeunes filles pourront être orientées vers un dispositif de semi-autonomie, voire accéder à un appartement. Ces orientations ne sont jamais immédiates ni imposées. Elles s’inscrivent dans une progression accompagnée, pensée en lien avec les services prescripteurs et les évaluations réalisées.
L’objectif reste constant : qu’aucune jeune fille ne se retrouve seule face à son retour.

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Chaque étape est préparée, expliquée et soutenue, afin de garantir un cadre sécurisant et de prévenir toute remise en danger.
Réinvestir les acquis dans la réalité française.
Durant cette phase, l’accompagnement éducatif est renforcé.
Il permet de travailler concrètement :

  • la gestion du quotidien,
  • l’organisation personnelle,
  • la projection vers l’avenir,
  • et la construction d’un nouveau projet de vie.


Les compétences développées au Maroc — autonomie, responsabilisation, confiance, capacité à se projeter — sont progressivement réinvesties dans la réalité française. Ce temps constitue un pont entre l’expérience vécue et la suite du parcours.

Continuité du suivi psychologique.
Le retour mobilise des émotions fortes.
Un suivi psychologique est maintenu durant cette période afin d’accompagner la réadaptation, de permettre l’expression du vécu et de consolider les bénéfices thérapeutiques acquis.
Ce temps d’échange aide les jeunes filles à donner du sens à leur parcours, à valoriser le chemin parcouru et à inscrire leur expérience dans une dynamique positive et constructive.

Donner tout son sens au projet PROTECT’ELLE.

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Cette phase de retour garantit la continuité du projet PROTECT’ELLE. Elle permet de prolonger le travail éducatif, thérapeutique et identitaire engagé, dans le respect du cadre de la protection de l’enfance.
Le retour en France devient alors non pas un risque, mais une étape structurante, soutenue et sécurisée, permettant aux jeunes filles de poursuivre leur progression et de s’inscrire durablement dans un projet d’avenir réaliste, choisi et protégé.

FONDEMENTS DU PROJET ET CONSTATS TERRAIN

(Repère Jeunes)

01

Rupture territoriale

Elle permet de :

  • neutraliser temporairement l’emprise,
  • interrompre les pressions directes ou indirectes,
  • stabiliser les comportements,
  • diminuer l’hypervigilance,
  • retisser une alliance éducative fiable.

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Coupure numérique

Outil essentiel permettant :

  • l’arrêt des sollicitations
  • la diminution des intrusions numériques
  • la réduction des tentatives de manipulation
  • une réappropriation psychique

03

Reconstruction identitaire

L’éloignement permet :

  • un apaisement émotionnel profond,
  • un travail thérapeutique serein,
  • une revalorisation de l’image de soi,
  • l’inscription dans une dynamique éducative stable.

CONCLUSION

Sans rupture territoriale et numérique, le danger reste constant

MODALITÉS ET OBJECTIFS

En France, la législation sur la prostitution des mineurs repose sur deux piliers principaux : la protection de l’enfant et la répression des auteurs d’infraction. La loi ne considère jamais un mineur comme un ou une prostituée, mais toujours comme une victime en danger.
L’interdiction de la prostitution des mineurs est établie par la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale : Interdiction formelle : la prostitution des mineurs est interdite sur le territoire.

  • Capacité : 9 jeunes filles
  • Encadrement 24h/24
  • Cadre rural et apaisant en région Fès/Meknès
  • Séjour éducatif structuré et contractualisé (DSE)
  • Articulation permanente avec les services ASE/PJJ et magistrats

Objectifs institutionnels :

  • protection immédiate
  • stabilisation,
  • restauration des repères,
  • remobilisation scolaire et professionnelle,
  • préparation du retour en France et du projet de vie.

CADRE DE VIE

La villa sécurisée comprend :

  • chambres individuelles/partagées,
  • salles pédagogiques,
  • espaces collectifs,
  • espace extérieur clos,
  • partenariat équithérapie.
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ÉQUIPE PLURIDISCIPLINAIRE

  • Responsable éducatif français
  • Éducateurs spécialisés
  • Psychologue
  • Référent insertion
  • Animateurs socio-culturels
  • Surveillant de nuit
  • Intervenants thérapeutiques (équithérapeute, art-thérapeute, formateurs)

MODALITÉS DE COMMUNICATION ET DE PRISE EN CHARGE

Admission :

  • décision ou accord de l’ASE / Juge des enfants,
  • entretien préalable,
  • DSE (objectifs, durée, engagements),
  • intégration progressive.


PPA (Projet Personnalisé d’Accompagnement) :

  • objectifs définis avec la jeune,
  • coordonnés avec les services ASE/PJJ,
  • réévaluation mensuelle,
  • prise en compte du niveau de danger.


Travail institutionnel :

  • rapports hebdomadaires,
  • transmissions régulières aux services ASE et magistrats,
  • réunions de régulation,
  • PPA mis à jour chaque mois
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ÉVALUATION ET BILANS DESTINÉS À L’ASE ET AU JUGE

  • Bilans hebdomadaires internes,
  • Transmissions mensuelles aux référents ASE/PJJ,
  • Rapport intermédiaire si évolution notable,
  • Rapport final complet :
    – évolution clinique,
    – risques résiduels,
    – préconisations éducatives,
  • Articulation pour la suite du placement.

Conclusion

Repère Jeunes Maroc constitue une réponse éducative spécialisée pour des situations où la mise en danger est devenue incompatible avec une prise en charge sur le territoire français.

Ce dispositif offre :

  • une mise à l’abri immédiate,
  • une rupture d’emprise,
  • une stabilisation,
  • un travail psychique profond,
  • une remobilisation structurelle,
  • un retour possible vers un projet d’avenir réaliste et sécurisé.

Il s’inscrit dans le cadre légal de la protection du mineur en danger (Art. 375 du Code Civil) et constitue un outil opérationnel et efficace pour prévenir la récidive des fugues, la réexposition aux réseaux, et pour restaurer la capacité d’autonomie et de choix des jeunes filles.
Ce projet permet non seulement de protéger, mais aussi de transformer — durablement, humainement et en cohérence avec les obligations légales de protection de l’enfance.

UN REPÈRE STABLE OÙ CHAQUE JEUNE FILLE PEUT RESPIRER, SE RECONSTRUIRE ET RETROUVER CONFIANCE

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